Décennale créateurd'entreprise et auto-entrepreneur
Vous démarrez dans le bâtiment et les assureurs vous ferment la porte ? C'est normal, et ce n'est pas définitif. Sans bilan ni antécédents, un créateur essuie des refus automatiques chez les compagnies généralistes. Nous savons vers lesquelles orienter votre dossier, et comment le présenter pour qu'il passe.
Pourquoi un créateur essuie des refus
Ce n'est pas contre vous. Un assureur qui étudie un dossier cherche des antécédents : combien d'années d'activité, combien de sinistres, quel chiffre d'affaires. Un créateur n'a rien de tout cela à présenter. Face à cette page blanche, beaucoup de compagnies déclinent automatiquement.
Depuis 2024, les critères se sont encore durcis dans le bâtiment : la sinistralité augmente, et les refus se multiplient pour les profils débutants comme pour les multi-activités. La difficulté est donc réelle, mais elle n'a rien d'insurmontable — elle demande simplement de savoir vers qui orienter le dossier.
Trois pièges qui coûtent cher au démarrage
Préparez ces pièces, votre dossier passera mieux
Un créateur n'a pas d'historique, mais il a un parcours. C'est exactement ce que l'assureur cherche à évaluer. Rassemblez :
- Vos diplômes et certifications — CAP, BP, titre professionnel, qualifications
- Vos justificatifs d'expérience — bulletins de salaire, certificats de travail, attestations d'anciens employeurs
- Votre extrait Kbis ou avis de situation SIRENE
- La liste précise des activités que vous comptez exercer, sans en oublier
- Votre chiffre d'affaires prévisionnel, réaliste plutôt qu'optimiste
- Un relevé de sinistralité si vous avez déjà été assuré, ou une attestation sur l'honneur
Sans diplôme ni expérience formalisée ? Certains assureurs refusent de couvrir un artisan qui ne peut justifier ni formation ni pratique dans le métier concerné. Une validation des acquis de l'expérience ou une formation courte débloque souvent la situation. Dites-le-nous en amont : cela oriente le choix de la compagnie plutôt que de provoquer un refus.
Combien ça coûte, et pourquoi les écarts sont énormes
Pour un auto-entrepreneur du bâtiment, la fourchette observée se situe généralement entre 50 et 200 € par mois, soit 600 à 2 400 € l'année. C'est une indication, pas un tarif : chaque compagnie fixe librement ses prix et peut accepter un profil que sa concurrente vient de refuser.
Trois éléments font bouger la prime : votre métier — un couvreur ne paie pas comme un peintre —, le nombre d'activités déclarées, et vos antécédents. Plusieurs assureurs pratiquent d'ailleurs des réductions dégressives sur les trois premières années d'activité, précisément pour attirer les créateurs.
C'est là qu'un courtier change le résultat : nous interrogeons plusieurs compagnies avec le même dossier, et l'écart entre la meilleure et la moins bonne proposition dépasse souvent le double, pour une couverture équivalente.
Ce que vous risquez sans décennale. Exercer une activité de construction sans assurance expose à six mois d'emprisonnement et 75 000 € d'amende. Au-delà de la sanction pénale, votre responsabilité personnelle reste engagée dix ans : en cas de sinistre, c'est votre patrimoine qui répond.
Plus immédiat : sans attestation, un maître d'ouvrage peut refuser de vous payer ou demander l'annulation du contrat. Beaucoup exigent le document avant même de signer le devis.
Comment nous procédons
- Nous cadrons vos activités — ni trop étroit, ce qui vous laisserait à découvert, ni trop large, ce qui alourdirait la prime
- Nous montons le dossier en mettant en valeur votre parcours plutôt qu'en subissant l'absence d'antécédents
- Nous interrogeons les compagnies qui acceptent réellement les structures nouvelles
- Nous obtenons l'attestation avant votre premier chantier, délai de carence compris
- Nous persévérons si les premières compagnies refusent — voir notre page décennale après refus ou résiliation
Notre rémunération vient de la commission de l'assureur. Notre accompagnement ne vous coûte donc rien de plus que si vous souscriviez en direct.
Questions fréquentes
Je démarre en auto-entrepreneur, la décennale est-elle vraiment obligatoire ?
Oui. C'est l'activité qui déclenche l'obligation, pas le statut. Auto-entrepreneur, entreprise individuelle ou société : dès lors que vous réalisez des travaux de bâtiment, la garantie est obligatoire.
Quand dois-je souscrire exactement ?
Avant l'ouverture du premier chantier, et idéalement dès la création. Tenez compte du délai de carence appliqué par certains assureurs, qui peut atteindre plusieurs semaines.
J'ai commencé à travailler sans assurance, puis-je régulariser ?
Vous pouvez et vous devez souscrire immédiatement pour la suite. En revanche, les chantiers déjà ouverts ne seront pas couverts rétroactivement par un contrat classique. Certains contrats prévoient une reprise du passé, à examiner au cas par cas — parlons-en avant que le sujet ne devienne un sinistre.
Puis-je ajouter le photovoltaïque ou la pompe à chaleur à mon activité ?
Toute extension doit être déclarée : l'assureur édite un avenant avec révision tarifaire. Voir notre page décennale énergies renouvelables.
Contenu rédigé et vérifié par La Marseillaise des Assurances, cabinet de courtage en assurances immatriculé à l'ORIAS sous le n° 23005894, exerçant sous le contrôle de l'ACPR et membre de Votrasso, association professionnelle agréée. Information générale ne se substituant pas à l'examen de votre contrat. — Dernière mise à jour : septembre 2026.
Vous démarrez votre activité ?
Envoyez-nous vos activités prévues et votre parcours. Nous vous répondons sous 2 heures ouvrées avec un premier chiffrage et la liste des pièces à réunir.
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